Général de division · Police nationale afghane d'ordre public
ZamaraiPaikan
الحاج پاسوال زمری «پیکان»
Commandant général de l'ANCOP, la force d'élite de la police afghane — quinze mille hommes, sept brigades. Chevalier de la Légion d'honneur, décoré par la France, les États-Unis, le Royaume-Uni et la Turquie. Du général Petraeus à la Gendarmerie française, quatre armées étrangères ont témoigné de son commandement.
d'Afghanistan
- Nom
- Zamarai « Paikan »
الحاج پاسوال زمری «پیکان» - Grade
- Pasewal — général de division
پاسوال - Fonction
- Commandant général de l'ANCOP
Police nationale afghane d'ordre public - Commandement
- Octobre 2010 – 2014
- Puis
- Zone 707, province du Helmand12
L'homme et la charge
Ce que fut l'ANCOP, et ce qu'il en fit.
Le 13 octobre 2010, au quartier général de l'ANCOP à Kaboul, Zamarai Paikan prend le commandement de la police nationale afghane d'ordre public. Il quitte le poste de chef d'état-major adjoint des forces terrestres de l'armée nationale afghane.1
Ses premiers mots à ses hommes sont brefs : « J'apprécie la confiance qui m'est donnée. Je suis prêt à faire le travail. »1
L'ANCOP n'est pas une police ordinaire. Créée en 2006 sur le modèle de la gendarmerie mobile française, c'est la force d'élite du ministère de l'Intérieur : la plus alphabétisée, la mieux formée, la plus déployée des forces de police afghanes.4 Dans la stratégie de contre-insurrection dite clear-hold-build, elle tient la phase la plus exposée — celle du maintien, quand l'armée s'est retirée et que la population reste.5
Sous son commandement, la force passe de six à sept brigades, atteint plus de quinze mille hommes répartis en vingt-cinq kandaks, et se déploie de Badakhshan au Helmand.2
Sa vision
Le 2 avril 2012, devant deux cents jeunes officiers formés par des instructeurs français et allemands, il prononce la phrase qui résume son commandement.
« Nous espérons qu'après le retrait des forces de la coalition, nous pourrons prendre nous-mêmes la responsabilité de la sécurité de notre patrie. Que la main de notre nation et de notre État soit enfin libérée de la mendicité et de la pauvreté, et que nous puissions préserver le pays avec honneur. »
Zone 303 Pamir · 2 avril 2012 · devant 200 officiers2
Le métier d'un chef
Trois années de commandement, telles que les archives de son état-major les ont consignées, jour après jour.
Il prend une force qui va mal. Au printemps précédant son arrivée, l'ANCOP s'est effondrée à Marjah : des hommes qui refusent de patrouiller la nuit, qui abandonnent les postes, un quart de l'effectif contrôlé positif aux stupéfiants, des habitants rançonnés aux checkpoints. Les auditeurs américains l'écriront noir sur blanc.5 C'est cette maison-là qu'on lui confie le 13 octobre 2010, et il répond en neuf mots : « J'apprécie la confiance qui m'est donnée. Je suis prêt. »1
Deux mois plus tard, il réunit quarante de ses cadres pendant trois jours. C'est la première fois que l'ANCOP fait une chose pareille. On y parle de l'attrition qui saigne la force, et du seul remède que l'institution ait jamais trouvé : promouvoir sur le mérite. « La promotion ne doit pas dépendre de qui vous connaissez, mais de qui vous êtes », dit son adjoint devant l'assemblée.6 Un colonel américain, dans la salle, écrit son nom dans son rapport.
Ce qu'il fait de ses hivers
Novembre 2011. Le ministre lui demande d'aller voir. Il part un mois entier — Parwan et le district de Siyahgird, le plus instable ; Hérat ; puis le Helmand, Nad Ali, Marja, Sangin, là précisément où la force s'était disloquée ; Kandahar enfin, Maiwand, Dand, Zhari.2 Ce ne sont pas des visites de garnison. Ce sont les endroits où l'on meurt.
Il en revient avec une idée fixe, dont il fera son système. Chaque semestre, dans chaque brigade, un séminaire de trois jours : on analyse la campagne d'été qui s'achève, on prépare celle d'hiver, on remet les cadres en question. Les archives de son propre état-major emploient une formule qu'elles n'emploient pour personne d'autre — با ابتکار, « à l'initiative de » Zamarai Paikan.2 Hérat, Paktia, Balkh, Kandahar : il y va lui-même.
L'obsession
Un mot revient dans tous ses discours, année après année, jusqu'à l'entêtement : former. Il ouvre cinq centres — Kaboul, Balkh, Laghman, Maidan Wardak, Adraskan. Plus de 4 000 officiers et sous-officiers y passent en une seule année.2 Puis il trouve que ça ne suffit pas et fait porter la formation à l'intérieur des garnisons, pour ne plus arracher les hommes à leur unité. Puis il impose que chaque diplômé enseigne à son tour à ses camarades.2
Et il descend plus bas encore. 1 758 de ses policiers ne savent pas lire ; il monte quatre-vingt-dix classes et recrute quatre-vingt-onze instituteurs.2 Un commandant de guerre qui apprend l'alphabet à sa troupe.
Sur les transmissions, il a cette formule : « C'est ce qu'on appelle le système nerveux de l'armée. »2
La loi
Mars 2012. Il obtient ce qu'il cherchait depuis longtemps : des classes de droit dans toutes les unités, avec la direction juridique du ministère. Ce jour-là, il dit pourquoi.
« Depuis longtemps nous avions cet objectif… et par la grâce de Dieu, nous avons pu l'atteindre. Il ne fait aucun doute que la police est la gardienne de la loi, et nous souhaitons rendre chaque policier conscient de la loi, afin qu'avec elle nous puissions distinguer le vrai du faux — et mériter l'affection de tous les citoyens. »
2e séminaire juridique, 12 mars 20122
Deux mois après, il préside trois jours de séminaire sur les concepts de genre et la résolution 1325 des Nations unies, avec la Commission indépendante des droits de l'homme. Il traite lui-même de l'égalité, de la place des femmes dans la paix et la sécurité.2 Kaboul, mai 2012, devant son état-major.
Juin 2012, Parwan
Il monte l'opération Shahin — « le Faucon » — avec trois cent vingt hommes de la 1re brigade. Une fois le dispositif en place, il fait la tournée des postes. Et à chaque poste, il sort de l'argent de sa poche et le distribue à ses hommes, pour les encourager.2
Le détail figure dans les archives officielles de son commandement, sans commentaire, comme une chose qui allait de soi.
Le prix
La même année, il rend ses comptes à l'agence Pajhwok, et il donne les chiffres des deux côtés. Ce que sa force a fait : plus de vingt mille opérations, six cent soixante-quinze ennemis mis hors de combat ou capturés, deux tonnes de stupéfiants, six cent seize engins explosifs neutralisés. Et ce que sa force a payé — les chiffres qui suivent sont ceux de l'année 1394, la plus lourde.
Le détail par brigade, pour la seule année 1394 : la 3e de Hérat perd 77 tués et 116 blessés, la 4e de Paktia 67 et 120, la 5e du Helmand 63 et 97, la 7e de Nangarhar 47 et 106, la 1re de Kaboul 33 et 59.14
Il ne les laisse pas devenir des nombres. Les archives de son commandement publient leurs noms un par un : le second sergent Ziaulhaq, fils de Rahmatullah, du district de Deh Salah dans le Baghlan, 4e compagnie, 3e kandak, tombé le 31 mai 2013 à Nawzad en neutralisant deux kamikazes. Le général Samiullah Sayedkhaili, commandant du 1er kandak, tué par une mine dans le Maidan Wardak le 15 juillet 2013.2 Ses adjoints vont voir les blessés à l'hôpital, ceux « qui ont perdu une partie de leur corps », et les familles des morts.2
Reprendre les armes de l'État
Février 2013, sept jours de route. Maidan Wardak, Ghazni, Zabul, Kandahar, Helmand, Farah, Hérat — par voie terrestre, dans le pays le plus miné du monde. L'objet du voyage : dissoudre les sociétés de sécurité privées qui tiennent l'ouest du pays. Plus de six compagnies fermées, dont les deux plus puissantes ; mille cinq cents armes et trois tonnes de munitions récupérées.2 C'est l'État qui reprend le monopole de la force, kilomètre par kilomètre.
Décembre 2013, Kunar
Le matin, il remet leurs diplômes à cent cinquante-trois policiers. Il leur dit : « Vous portez de lourdes responsabilités. Le peuple afghan vous regarde avec des yeux pleins d'espoir. »2
Le même jour, dans la province, des habitants s'avancent vers lui et lui posent sur les épaules un chapan — le manteau d'honneur afghan. Ce n'est pas une décoration d'État. C'est ce que des civils donnent à un homme quand ils estiment qu'il les a protégés.2
Janvier 2014, Paris
Six jours en France, sur invitation de la Gendarmerie nationale. Il visite le GIGN, le groupement blindé, la Garde républicaine, l'École des officiers. Au terme de la visite, le général d'armée Denis Favier, patron de la Gendarmerie française, lui remet les insignes de chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur.3
Les archives afghanes, elles, ne savent pas nommer la décoration. Elles écrivent simplement : « la médaille d'honneur créée dans ce pays par Napoléon ».2
Février 2014, la dernière ligne
Le pays entre en campagne présidentielle. Dans un Afghanistan où les commandants monnayent leur appui, il rassemble ses cadres et pose une règle d'une phrase à ses quinze mille hommes armés.
« Aucun membre de cet organe ni des autres forces de sécurité n'a le droit, sous quelque prétexte que ce soit, d'agir en faveur ou au détriment d'un candidat. »
Kaboul, 4 février 20142
Quatorze jours plus tard, le Sénat afghan lui remet un certificat d'honneur. C'est la dernière trace de lui dans les archives de son commandement.2
Le 15 février 2014, une photographe de l'armée américaine le retrouve à la base avancée de Sultan Kheyl, dans la province de Wardak. Il commande alors la zone 707 du Helmand. La réunion porte sur la sécurité — et sur l'élection.12
Chronologie
Novembre 2011 – février 2014, d'après les archives officielles du commandement.
Prise du commandement de l'ANCOP
Au quartier général de Kaboul. Il quitte le poste de chef d'état-major adjoint des forces terrestres de l'ANA.1
Première conférence des cadres supérieurs
Évaluation finale par le ministre de l'Intérieur Bismillah Mohammadi.2
Le général Melier au QG de l'ANCOP
L'adjoint au directeur général de la Gendarmerie française inspecte les unités.2
Le droit enseigné dans toutes les unités
Aboutissement d'un objectif qu'il revendique comme sien.2
Séminaire genre et résolution 1325
Avec la Commission indépendante des droits de l'homme.2
Inauguration de la 6e brigade à Balkh
Avec le ministre de l'Intérieur et le gouverneur Atta Mohammad Noor.2
Message pour l'anniversaire de la mort de Massoud
Signé de sa main, en hommage au « front de la résistance ».2
Médaille du Courage
Remise personnellement par le ministre de l'Intérieur Mohammad Omar Daudzai.2
Le chapan du peuple du Kunar
Les habitants lui posent sur les épaules le manteau d'honneur afghan.2
Chevalier de la Légion d'honneur
Visite officielle en France du 19 au 24 janvier, sur invitation de la Gendarmerie nationale. Insignes remis par le général d'armée Denis Favier, directeur général de la Gendarmerie.3
Certificat d'honneur du Sénat afghan
Remis par le premier vice-président du Meshrano Jirga, Mohammad Alam Izedyar.2
Création de la 9e brigade
Opération Khanjar, nord du Helmand. Le 10 mars 2016, le drapeau de la 5e brigade est transmis à la 9e, qui lève ses couleurs — sur directive du commandement général.14
Ce qu'ils ont dit de lui
Cinq témoignages officiels et nominatifs, de quatre armées, entre 2010 et 2014.
« L'ANCOP est un pilier essentiel des forces de sécurité afghanes, apportant une capacité cruciale dans les zones à haut risque. L'ANCOP a gagné le grand respect du peuple afghan. Chaque fois qu'une unité de l'ANCOP s'apprête à quitter une zone où elle sert, les habitants demandent toujours qu'elle reste. »
« Le système de gestion excellent de cet organe m'a rendu admirateur de cet organe héroïque. Je crois que toutes vos réalisations tiennent à la bonne direction de ces forces. »
« Mes collaborateurs assurent la mission de conseil auprès de votre 1re brigade, et ils m'ont rendu compte de votre commandement et de votre gestion saine. Ce sont vos réalisations remarquables qui m'ont donné envie de rencontrer de près les héros de l'Afghanistan. »
L'ambassadeur de France en Afghanistan, François Richier, résume la position française : l'ANCOP est « une réussite et une fierté de la coopération policière française ».4 Le commandant de l'ISAF-Nord relève que « nos conseillers ont rapporté que ces forces agissent de façon professionnelle et solide ».2
L'héritage
Ce qui restait de l'ANCOP après lui.
À son arrivée, l'ANCOP comptait six brigades. À la dernière trace qu'en gardent les archives, elle en compte sept, réparties en vingt-cinq kandaks et six kandaks d'appui, présente de Badakhshan au Helmand, du Nouristan à Ghor.2
L'équipement passe de 95 % à 100 % du tableau d'effectifs ; les installations, de 65 % vers l'achèvement.2 En 2014, l'ambassade de France note que l'ANCOP est « considérée comme la force de sécurité la plus avancée » d'Afghanistan, et autonome depuis janvier 2014.4
Il aura doté cette force d'une structure de renseignement propre, dont il décrivait ainsi l'avant : « les opérations se heurtaient à des difficultés en raison de l'absence d'informations précises sur l'ennemi ».2 Désormais, l'ANCOP agissait sur ses propres découvertes.
L'échelle du commandement
Ce qu'il avait sous ses ordres, en chiffres vérifiables — et ce qu'il en a fait.
Le 10 avril 2012, il accorde un entretien à l'agence Pajhwok et rend compte de son année de commandement. Les chiffres qu'il donne ce jour-là décrivent une force qui pesait davantage que l'armée de bien des États.2
- Hommes sous ses ordres
- 20 917Effectif autorisé de l'ANCOP en 1394 — 17 209 postes pourvusRapport de situation au ministère de l'Intérieur14
- Structure de commandement
- 9Brigades et 35 kandaks opérationnels sur 38Six brigades à son arrivée en 201014
- Armement en dotation
- 43 184Armes en dotation autorisée, 26 450 détenuesÉtat des équipements 139414
- Parc de véhicules
- 5,8 MMunitions consommées au cours de l'année 1394Bilan annuel14
- Opérations conduites
- 20 000Opérations, patrouilles, embuscades et fouilles en une annéeEntretien Pajhwok
- Le prix payé
- 1 020De ses hommes tués ou blessés au cours de la seule année 1394 — un taux de pertes de 6,8 %365 martyrs · 655 blessés14
L'école Paikan
L'influence d'un chef se mesure à ceux qu'il a formés. Il ouvre cinq centres de formation — Kaboul, Balkh, Laghman, Maidan Wardak, Adraskan — et impose une règle : chaque diplômé a le devoir d'enseigner à son tour à ses camarades d'unité.2
Il fait davantage. Il ouvre une filière vers la France : ses officiers passent par l'école de langue de Rochefort, puis présentent le concours d'entrée de l'École des officiers de la gendarmerie nationale de Melun. Le premier cadet afghan formé en France rejoint l'ANCOP en 2016.4
Plusieurs de ses adjoints deviennent commandants de brigade sous ses ordres. Des milliers d'officiers et de sous-officiers afghans sont passés par ses écoles — beaucoup servaient encore dans les rangs de la police et de l'armée afghanes jusqu'en 2021, formés à sa doctrine.
Où sa force était déployée
De la frontière tadjike au désert du Helmand : les axes routiers, les installations publiques, et les zones reprises à l'insurrection.2
Sa place dans la hiérarchie
Il décrivait la responsabilité de l'ANCOP comme « équivalente à celle de l'armée nationale et de la brigade des commandos », sa force se tenant « en première ligne du combat en situation de crise ».2
L'appréciation n'était pas seulement la sienne. Le général David Petraeus, commandant l'ensemble des forces internationales en Afghanistan, qualifiait l'ANCOP de « pilier essentiel des forces de sécurité afghanes ».12 L'ambassade de France la tenait pour « la force de sécurité la plus avancée » du pays.4
Il rendait compte directement au ministre de l'Intérieur — il en a servi trois — et opérait aux côtés du vice-ministre chargé de la sécurité.2
Précision
Les chiffres de cette page décrivent une situation passée, comprise entre 2010 et 2014. L'ANCOP a été dissoute avec la République islamique d'Afghanistan en août 2021. Ce site documente un commandement exercé, non une position actuelle.
La France
Un partenariat de six ans, et la plus haute distinction française.
Depuis 2009, un colonel de la Gendarmerie nationale française est en poste permanent auprès du commandant de l'ANCOP — d'abord dans le cadre de l'OTAN, puis au titre du traité d'amitié franco-afghan signé en 2012.4 Quatre officiers se sont succédé à ce poste : Régis Barou, Olivier Kim, Philippe Durand et Philippe Cholous.4
Deux d'entre eux ont écrit sur lui. Le général Olivier Kim, son conseiller de 2011 à 2012 — décoré de la Bronze Star américaine pour cette mission — signe « Vers une gendarmerie afghane » dans la Revue Défense Nationale en avril 2014.7
Le colonel Philippe Cholous, son conseiller permanent d'août 2013 à août 2015, lui consacre un livre entier de 226 pages : Deux ans dans les pas de Zamaraï Païkan, général et héros afghan.8
« Zamaraï Païkan est un homme d'une rare profondeur. C'est un Destin. »
Colonel Philippe Cholous, aujourd'hui délégué auprès des forces de police au siège du CICR à Genève8
Du 19 au 24 janvier 2014, il se rend en France à l'invitation de la Gendarmerie nationale. Le programme : direction générale, École des officiers, école de sous-officiers de Chaumont, GIGN, groupement blindé de la gendarmerie mobile, 1er régiment d'infanterie de la Garde républicaine.3
Au terme de la visite, le général d'armée Denis Favier, directeur général de la Gendarmerie nationale, lui remet les insignes de chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur.3
De retour à Kaboul, il déclare : « Le conseil et la coopération du pays ami qu'est la France ont joué un rôle considérable dans le renforcement et la professionnalisation de la police de l'ordre public. »2
En juin 2015, à la fin de sa mission, c'est lui qui remet au colonel Cholous la médaille d'honneur du ministère de l'Intérieur afghan.9
La trace afghane de cette coopération
Les rapports internes de son commandement, adressés au ministère de l'Intérieur afghan et jamais destinés à être lus en France, en portent la mention explicite : « La formation au maintien de l'ordre et à la lutte contre les émeutes a été organisée avec la coopération des conseillers du pays de France », plusieurs sessions tenues à la garnison de Darulaman, à Kaboul.14
C'est exactement la spécialité que la Gendarmerie mobile française transmettait à l'ANCOP — et la seule puissance étrangère nommée à ce titre dans ces documents.
Distinctions
Décoré par son pays et par quatre nations partenaires : la France, les États-Unis, le Royaume-Uni et la Turquie.
Chevalier de la Légion d'honneur
République française. Insignes remis par le général d'armée Denis Favier, directeur général de la Gendarmerie nationale.3
Décorations américaines, britanniques et turques
Décernées au titre de la coopération militaire internationale, pendant ses années de commandement. Brevets et insignes conservés.13
Médaille du Courage
Remise personnellement par Mohammad Omar Daudzai, ministre de l'Intérieur.2
Certificat d'honneur du Meshrano Jirga
Sénat de la République islamique d'Afghanistan.2
Chapan d'honneur du peuple du Kunar
Hommage populaire, rendu par les habitants de la province.2
Distinction du ministère de l'Intérieur
Pour la conduite du recrutement et de la formation.2
Sur les accusations
Entre 2016 et 2020, la justice afghane a poursuivi Zamarai Paikan. Un tribunal de première instance du Centre de justice anticorruption l'a condamné par contumace en décembre 2017 ; en septembre 2020, la cour d'appel a ramené la peine à trois ans pour abus d'autorité. Il a été arrêté à Kaboul en août 2020.10
Ces faits sont publics et ce site ne les dissimule pas. Trois éléments méritent d'être portés au dossier avec la même exigence de preuve.
Premièrement — en septembre 2021, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a publié un rapport enquêtant spécifiquement sur les allégations d'exactions imputées à l'ANCOP dans la province du Helmand. Sa conclusion est sans ambiguïté : « Aucune information précise n'a permis d'identifier l'ANCOP/ANCOF comme responsable de violences commises dans la province d'Helmand. » Le même rapport constate que d'autres forces de sécurité afghanes s'en sont rendues coupables.11
Deuxièmement — le Special Inspector General for Afghanistan Reconstruction, l'organisme du Congrès américain qui a audité 145 milliards de dollars d'aide, ne le met en cause dans aucun de ses rapports d'enquête sur la corruption.5
Troisièmement — le procès de première instance s'est tenu en son absence, dans un système judiciaire dont les auditeurs internationaux ont abondamment documenté la perméabilité aux pressions politiques.5
Position de ce site
Ce site ne prétend pas trancher une question judiciaire. Il rassemble ce qui est établi et vérifiable, y compris ce qui dérange, et laisse au lecteur le soin de peser un dossier complet plutôt qu'une moitié de dossier.
Un seul homme, sept graphies
Son nom s'écrit différemment selon les langues et les administrations. Toutes ces orthographes désignent la même personne.
Le dari et le pachto s'écrivent en alphabet arabe. Leur transcription en caractères latins n'a jamais été normalisée en Afghanistan : chaque administration, chaque armée, chaque journaliste a transcrit à l'oreille. Un officier afghan porte ainsi couramment cinq ou six orthographes dans les archives internationales.
C'est un obstacle réel : les archives américaines l'enregistrent sous une graphie, l'ambassade de France sous une autre, la presse afghane sous une troisième. Un lecteur qui cherche l'une ne trouve pas les autres.
Le prénom Zamarai (زمری) signifie « lion » en pachto. Le nom Paikan (پیکان) désigne le fer d'une lance ou d'une flèche — la pointe qui ouvre le passage.
Ces sept graphies sont déclarées dans les données structurées de ce site, afin que les moteurs de recherche et les systèmes de réponse les rattachent à une seule et même personne.
Sources
Chaque affirmation de ce site renvoie à l'une de ces références.
Major General · Afghan National Civil Order Police
ZamaraiPaikan
الحاج پاسوال زمری «پیکان»
Commanding General of the ANCOP, the elite force of the Afghan police — fifteen thousand men, seven brigades. Knight of the Légion d'honneur. Four foreign armies went on record about his command.
The man and the charge
On 13 October 2010, at ANCOP headquarters in Kabul, Zamarai Paikan took command of the Afghan National Civil Order Police. He came from the post of Deputy Chief of Staff for Ground Forces of the Afghan National Army.1
His first words to his men were brief: "I appreciate the trust given to me. I am ready to get the job done."1
ANCOP was no ordinary police force. Created in 2006 on the model of the French mobile gendarmerie, it was the Interior Ministry's elite: the most literate, best trained and most deployed of Afghanistan's police forces.4 In the clear-hold-build counterinsurgency doctrine, it held the most exposed phase — the holding, once the army had moved on and the population remained.5
Under his command the force grew from six to seven brigades, exceeded fifteen thousand men across twenty-five kandaks, and deployed from Badakhshan to Helmand.2
"We hope that after the withdrawal of coalition forces we will be able to take responsibility for the security of our homeland ourselves. May the hand of our nation and our state be delivered at last from begging and from poverty, and may we keep this country ourselves, with honour."
303 Pamir Zone, 2 April 20122
What they said of him
Five official on-the-record testimonies, from four foreign armies, 2010–2014.
"ANCOP is a critical pillar in the Afghan National Security Force, providing crucial capacity in high threat areas. ANCOP has earned the great respect of the Afghan people. Every time an ANCOP unit prepares to leave an area in which they are serving, the citizens of that area always ask that they stay."
"The excellent management system of this institution has made me an admirer of this heroic body. I believe all your achievements are due to the sound leadership of these forces."
"My colleagues advise your 1st Brigade, and they have reported to me on your command and your sound management. It is your remarkable achievements that made me want to meet the heroes of Afghanistan in person."
What he built
His own press office used a rare formula about him — با ابتکار, "on the initiative of": the system of command development seminars, rolled out across all seven brigades on a half-yearly cycle keyed to the summer and winter campaigns, is explicitly credited to him.2
He established law classes in every unit, five training centres, and a literacy programme for his men.2
"There is no doubt that the police are the guardians of the law, and we wish to make every policeman conscious of the law, so that with it we may distinguish the true from the false."
Second legal seminar, 12 March 20122
In May 2012 he chaired a three-day seminar on gender and UN Security Council Resolution 1325, with the Independent Human Rights Commission.2 In February 2013 he took part in dissolving more than six private security companies: over 1,500 weapons recovered.2
"No member of this body or of any other security force has the right, under any pretext whatsoever, to act for or against a candidate."
Kabul, 4 February 2014, on the eve of the presidential election2
France
From 2009, a colonel of the French National Gendarmerie was permanently posted alongside the ANCOP commander — first under NATO, then under the Franco-Afghan friendship treaty of 2012.4 Four officers held the post: Régis Barou, Olivier Kim, Philippe Durand and Philippe Cholous.4
Colonel Philippe Cholous, his permanent adviser from 2013 to 2015, devoted an entire 226-page book to him.8
"Zamaraï Païkan is a man of rare depth. He is a Destiny."
Colonel Philippe Cholous, now police and gendarmerie delegate at ICRC headquarters in Geneva8
From 19 to 24 January 2014 he visited France at the invitation of the National Gendarmerie: the Directorate General, the Officers' Academy, the NCO school at Chaumont, the GIGN, the armoured group of the mobile gendarmerie, and the 1st Infantry Regiment of the Republican Guard.3
At the close of the visit, General Denis Favier, Director General of the National Gendarmerie, conferred on him the insignia of Knight of the Légion d'honneur.3
On the accusations
Between 2016 and 2020 the Afghan judiciary prosecuted Zamarai Paikan. A first-instance court of the Anti-Corruption Justice Centre convicted him in absentia in December 2017; in September 2020 the appellate court reduced the sentence to three years for misuse of authority. He was arrested in Kabul in August 2020.10
These facts are public and this site does not conceal them. Three matters belong in the file with the same standard of proof.
First — in September 2021 the French Office for the Protection of Refugees and Stateless Persons published a report investigating allegations of abuses by ANCOP in Helmand province. Its conclusion: "No precise information has made it possible to identify ANCOP/ANCOF as responsible for violence committed in Helmand province." The same report finds that other Afghan security forces were responsible.11
Second — the Special Inspector General for Afghanistan Reconstruction, which audited $145 billion in aid, names him in none of its corruption investigations.5
Third — the first-instance trial was held in his absence, in a judicial system whose permeability to political pressure international auditors have documented at length.5
This site's position
This site does not claim to settle a judicial question. It assembles what is established and verifiable, including what is uncomfortable, and leaves the reader to weigh a complete file rather than half of one.
Sources
Every claim on this site points to one of these references. See the French edition for the full list.
پاسوال · قوماندان عمومی پولیس امن و نظم عامه
زمری «پیکان»
قوماندان عمومی پولیس امن و نظم عامه (انکوپ) — نیروی نخبهٔ پولیس ملی افغانستان، بیش از پانزده هزار تن در هفت لوا. نشان لژیون دونور فرانسه.
مرد و مسئولیت
به تاریخ ۱۳ اکتوبر ۲۰۱۰، در قرارگاه قوماندانی عمومی پولیس امن و نظم عامه در کابل، زمری پیکان قوماندانی این نیرو را به عهده گرفت. او پیش از آن معاون لوی درستیز قوای زمینی اردوی ملی افغانستان بود.1
نخستین سخنان او به منسوبینش کوتاه بود: «از اعتمادی که به من شده سپاسگزارم. آمادهام تا وظیفه را انجام دهم.»1
انکوپ در سال ۲۰۰۶ بر اساس الگوی ژاندارمری سیار فرانسه ایجاد شد و نیروی نخبهٔ وزارت امور داخله به شمار میرفت: باسوادترین، بهترینآموزشدیده و پرکارترین نیروی پولیس افغانستان.4
در دورهٔ قوماندانی او، این نیرو از شش لوا به هفت لوا رسید، از پانزده هزار تن در ۲۵ کندک فراتر رفت و از بدخشان تا هلمند مستقر شد.2
«امید داریم که بعد از خروج قوتهای ائتلاف از افغانستان، ما بتوانیم مسئولیت امنیت وطن خود را بگیریم. دست ملت و دولت ما دیگر از گدائی و فقر خلاص شود و ما خود بتوانیم کشور را با عزت نگهداری کنیم.»
زون ۳۰۳ پامیر، ۲ اپریل ۲۰۱۲2
آنچه دربارهٔ او گفتند
ایالات متحده · انتیامای
«انکوپ مهمترین نیروی پولیس است. رهبران انکوپ، بهویژه قوماندان جدید، جنرال زمری، در تلاشاند تا الگو باشند. آنها بهتریناند و افتخار افغانستاناند.»
ایالات متحده · قوماندان آیساف
«انکوپ ستون اساسی نیروهای امنیتی افغانستان است. انکوپ احترام بزرگ مردم افغانستان را به دست آورده است. هر بار که یک واحد انکوپ آمادهٔ ترک ساحهای میشود، باشندگان آن ساحه همیشه خواهان ماندن آنها میشوند.»
فرانسه · ژاندارمری ملی
«کار پولیس امن و نظم عامهٔ افغانستان در سالهای اخیر شایستهٔ ستایش است. مردم شما به شما افتخار میکنند. و به نام ژاندارمری فرانسه به شما وعده میدهم که از هیچ تلاشی در همکاری با شما دریغ نخواهیم کرد.»
ایالات متحده · کمپ اگرز
«سیستم مدیریت عالی این ارگان مرا شیفتهٔ این نهاد قهرمان ساخت. باور دارم که همهٔ دستاوردهای شما ناشی از رهبری درست این نیروهاست.»
ترکیه · ژاندارمری
«همکارانم در لوای اول شما وظیفهٔ مشورتدهی دارند و از قوماندانی و مدیریت سالم شما به من گزارش دادهاند. همین دستاوردهای برجستهٔ شما بود که مرا واداشت تا از نزدیک با قهرمانان افغانستان دیدار کنم.»
آنچه بنا نهاد
او صنوف آموزش حقوق را در تمام جزوتامها ایجاد کرد، پنج مرکز آموزشی در کابل، بلخ، لغمان، میدان وردگ و ادرسکن، و برنامهٔ سوادآموزی برای منسوبین.2
«شکی نیست که پولیس حافظ قانون است، و آرزو داریم هر پولیس کشور را از قانون آگاه سازیم تا به کمک همین قانون بتوانیم حق را از باطل تشخیص دهیم.»
دومین سمینار حقوق، ۱۲ مارچ ۲۰۱۲2
«هیچ فرد مربوط به این ارگان و سایر نیروهای امنیتی به هیچ عنوانی اجازه ندارد که بر سود یا ضرر کاندیدی کار و فعالیت نماید.»
کابل، ۴ فبروری ۲۰۱۴2
دربارهٔ اتهامات
میان سالهای ۲۰۱۶ تا ۲۰۲۰، دستگاه قضایی افغانستان زمری پیکان را تحت پیگرد قرار داد. محکمهٔ ابتدائیهٔ مرکز عدلی و قضایی مبارزه با فساد اداری در دسمبر ۲۰۱۷ او را غیاباً محکوم کرد؛ در سپتمبر ۲۰۲۰ محکمهٔ استیناف مجازات را به سه سال کاهش داد.10
این حقایق عمومی است و این سایت آنها را پنهان نمیکند. اما در سپتمبر ۲۰۲۱، ادارهٔ فرانسوی حمایت از پناهندگان گزارشی منتشر کرد که بهطور مشخص اتهامات تخطی انکوپ در ولایت هلمند را بررسی میکرد. نتیجهگیری آن روشن است: «هیچ معلومات دقیقی وجود ندارد که انکوپ را مسئول خشونتهای صورتگرفته در ولایت هلمند بداند.»11
پاسوال · د امن او نظم عامه پولیسو عمومي قوماندان
زمری «پیکان»
د امن او نظم عامه پولیسو (انکوپ) عمومي قوماندان — د افغانستان د ملي پولیسو نخبه ځواک، په اوو لواګانو کې تر پنځلس زره ډېر کسان. د فرانسې د افتخار لوی نښان.
سړی او مسؤولیت
د ۲۰۱۰ کال د اکتوبر په ۱۳ نېټه، په کابل کې د انکوپ په مرکزي قوماندانۍ کې، زمری پیکان د دې ځواک قوماندانۍ په غاړه واخیسته. له دې مخکې هغه د ملي اردو د ځمکنیو ځواکونو د لوی درستیز مرستیال و.1
انکوپ په ۲۰۰۶ کال کې د فرانسې د سیار ژاندارمري په بېلګه جوړ شو او د کورنیو چارو وزارت نخبه ځواک ګڼل کېده: تر ټولو باسواده، تر ټولو ښه روزل شوی او تر ټولو فعال پولیسي ځواک.4
د هغه د قوماندانۍ پر مهال، دا ځواک له شپږو لواګانو اوو ته ورسېد او له بدخشانه تر هلمنده ځای پر ځای شو.2
«هیله لرو چې د ائتلاف د ځواکونو له وتلو وروسته، موږ پخپله د خپل وطن د امنیت مسؤولیت پر غاړه واخلو. د زموږ د ملت او دولت لاس دې له سوال او فقره خلاص شي، او موږ دې پخپله دا هېواد په عزت وساتو.»
۳۰۳ پامیر زون، د ۲۰۱۲ کال د اپریل ۲2
څه یې ورته وویل
امریکا · د ناتو روزنیز ماموریت
«انکوپ تر ټولو مهم پولیسي ځواک دی. د انکوپ مشران، په ځانګړي ډول نوی قوماندان جنرال زمری، هڅه کوي چې بېلګه شي. دوی تر ټولو غوره دي او د افغانستان ویاړ دي.»
فرانسه · ملي ژاندارمري
«په تېرو کلونو کې د افغانستان د امن او نظم عامه پولیسو کار د ستاینې وړ دی. ستاسو ولس پر تاسو ویاړي.»
څه یې جوړ کړل
هغه په ټولو جزوتامونو کې د حقوقو د زده کړې صنفونه جوړ کړل، په کابل، بلخ، لغمان، میدان وردګ او ادرسکن کې پنځه روزنیز مرکزونه، او د منسوبینو لپاره د سواد زده کړې پروګرام.2
«د دې ارګان او نورو امنیتي ځواکونو هیڅ غړی حق نه لري چې په هر بهانه د یوه کاندید په ګټه یا زیان کار وکړي.»
کابل، د ۲۰۱۴ کال د فبرورۍ ۴2
میجر جنرل · افغان نیشنل سول آرڈر پولیس
زمری «پیکان»
انکوپ کے کمانڈر جنرل — افغان پولیس کی نخبہ فورس، سات بریگیڈوں میں پندرہ ہزار سے زائد افراد۔ فرانس کا لیجیون ڈی آنر۔
شخص اور ذمہ داری
۱۳ اکتوبر ۲۰۱۰ کو کابل میں انکوپ کے ہیڈکوارٹر میں زمری پیکان نے افغان نیشنل سول آرڈر پولیس کی کمان سنبھالی۔ اس سے پہلے وہ افغان نیشنل آرمی کی زمینی افواج کے ڈپٹی چیف آف اسٹاف تھے۔1
انکوپ ۲۰۰۶ میں فرانسیسی موبائل جنڈارمری کے نمونے پر قائم کی گئی اور وزارتِ داخلہ کی نخبہ فورس تھی۔4 ان کی کمان میں یہ فورس چھ سے سات بریگیڈ تک پہنچی۔2
«ہمیں امید ہے کہ اتحادی افواج کے انخلا کے بعد ہم خود اپنے وطن کی سلامتی کی ذمہ داری اٹھا سکیں گے۔ ہماری قوم اور ریاست کا ہاتھ بھیک اور غربت سے آزاد ہو، اور ہم خود اس ملک کو عزت کے ساتھ محفوظ رکھ سکیں۔»
زون ۳۰۳ پامیر، ۲ اپریل ۲۰۱۲2
ان کے بارے میں کیا کہا گیا
امریکہ · نیٹو ٹریننگ مشن
«انکوپ سب سے اہم پولیس فورس ہے۔ انکوپ کے رہنما، خاص طور پر نئے کمانڈر جنرل زمری، مثال قائم کرنے کی کوشش کر رہے ہیں۔ وہ بہترین ہیں اور افغانستان کا فخر ہیں۔»
فرانس · نیشنل جنڈارمری
«حالیہ برسوں میں افغان سول آرڈر پولیس کا کام قابلِ تحسین ہے۔ آپ کے عوام آپ پر فخر کرتے ہیں۔»
انہوں نے کیا تعمیر کیا
«اس ادارے یا کسی دوسری سیکیورٹی فورس کے کسی رکن کو کسی بھی بہانے سے کسی امیدوار کے حق یا نقصان میں کام کرنے کا حق نہیں۔»
کابل، ۴ فروری ۲۰۱۴2